Diabète gestationnel

Définition
La grossesse peut s’associer à un diabète, que l’on soit diabétique au préalable ou pas. Cela concerne entre 1 et 4 % des grossesses.
Il apparaît un trouble de la régulation de la glycémie (taux de sucre dans le sang), qui devient anormalement  trop élevée. (hyperglycémie).
Le diabète gestationnel n’est pas toujours symptomatique pour la femme mais il peut provoquer les mêmes signes qu’un diabète : une polydipsie (soif intense), une polyurie (des urines abondantes), une asthénie (fatigue).Il peut avoir des conséquences pour l’enfant, telle qu’une prématurité,  macrosomie (poids du bébé trop important à la naissance) et conduire à un accouchement difficile. Après la naissance, l’enfant risque des hypoglycémies, une détresse respiratoire et un risque accru de développer un diabète de type 2. La mère, quant à elle, a un risque plus important d’infections urinaires, d’hypertension artérielle gravidique voir d’une forme plus grave, la prééclampsie (Hypertension artérielle, oedèmes diffus, risque d’accouchement prématuré et de césarienne…).
 

 

 

Dépistage
Il vous sera proposé en fonction de votre âge, de votre IMC  (indice de masse corporelle), de vos antécédents personnels de diabète gestationnel ou d’enfant macrosome.
Il est fait en 2ème partie de grossesse par un test de charge (HyperGlycémie Provoquée par voie Orale) :

  • On dose le glucose sanguin à jeun
  • On vous fait ingérer 75 g de glucose, puis on réalise une prise de sang 1 heure et 2 heures après.

On parle de diabète gestationnel lorsqu’au moins une des trois valeurs est anormalement élevée.

 

Traitement
Le traitement du diabète permet d’éviter les complications pour la mère et son enfant grâce à un contrôle glycémique.
Il débute par des règles hygiéno-diététiques :

  • Une activité physique adaptée et en dehors de contre-indications médicales.
  • Une prise en charge diététique est nécessaire afin de contrôler le poids. Elle consiste en un régime riche en fibres, hypoglycémique et en un fractionnement des repas.
  • Une autosurveillance glycémique rigoureuse est nécessaire, avec comme objectif de garder une glycémie inférieure ou égale à 0,92 g/L à jeun.

En cas d’échec, il est nécessaire d’avoir recours à des injections d’insuline.
Si besoin, une consultation de diabétologie sera organisée par votre médecin ou votre sage-femme.
 

 


 

Sources

HAS : Rapport de synthèse sur le dépistage et le diagnostic du diabète gestationnel
Alberti KG, Zimmet PZ. « Definition, diagnosis and classification of diabetes mellitus and its complications. Part I: diagnosis and definition of diabetes mellitus provisional report of a WHO consultation » Diabet Med. 1998;15:539-53.
Impact Médecine N° 367- 16 juin 2011 article “Face au diabète gestationnel, dépister ciblé”
Reece A, Leguizamón G, Wiznitzer A. « Gestational diabetes: the need for a common ground » [archive] Lancet 2009;73:1789-97.
Collège National des gynécologues et obstétriciens français : EXTRAIT des mises à jour en Gynécologie et Obstétrique Publié le 10 décembre 2010


Mis à jour le 17-05-2013